lundi 21 septembre 2009

Taxis verts, je vois rouge

Allez, je vous dis tout : vendredi prochain, je file à Berlin. Décollage annoncé à… 8 heures. Punaise ! Et si on prenait un taxi, vert, tant qu’à faire ? Ca existe. La compagnie Verture, vantée par le WWF dans sa news letter du 15 septembre, propose ce genre de services sur Paris et ses alentours. Elle offrirait même des tarifs comparables à ceux des Taxis parisiens.
Je me voyais déjà installée, à peine réveillée, dans une p’tite Toyota Prius. La flotte de Verture n’est constituée que de ces berlines hydrides en vogue à Londres depuis déjà dix lunes. En plus, cette jeune société affirme qu’elle « compense ses émissions de CO2 auprès de Climat Mundi, spécialiste des bilans carbone qui finance des projets de développement durable réduisant les émissions de gaz à effet de serre à travers le monde.»
Puis, parcourant leur site plus avant, je tique sur un truc : toutes leurs voitures sont « noires, intérieur cuir noir, équipées d’un écran plat avec les chaînes de la TNT et lecteur DVD, prise iPod, chargeur universel de portables (BlackBerry, laptops...) »
Il serait aux anges, mon geek de mari chéri. Mais tant pis ; ce luxe-là, je m’en bats les couettes.
Enfin, passons. Glissons vers les tarifs : ils sont forfaitaires, basés pour une fois sur le kilométrage parcouru et non sur la durée du trajet. J’ose à peine croire à l’aubaine : un service écolo et accessible. Tu parles ! En cliquant sur le simulateur de tarifs, je pile sec : Paris-Orly Sud, 65 euros !!! Un ticket d’Orlybus, 6,40 euros. Bin, moi, les taxis verts, j’suis pas mûre.

dimanche 20 septembre 2009

Les affranchis de la taxe carbone

En attendant de restreindre (peut-être…) le réchauffement climatique, elle en refroidit plus d’un, la nouvelle taxe carbone. Moi la première. Limiter mes déplacements en voiture, je veux bien. Mais changer de chauffage : comment faire ? Appeler le syndic et ramoner les consciences des 25 proprios de l’immeuble ? Super ! Rien qu’en demandant la création d’un local à vélos, j’ai fait un bide.
Admettons que je retourne au charbon. Y’a un autre problème : j’ai beau tisonner mes trois neurones, je ne capte rien aux panneaux solaires et autres pieux géothermiques. Quel est le plus adapté ? le plus simple à installer ? le moins coûteux ? Est-ce qu’il est beau, est-ce qu’il ronfle la nuit ? (je déconne).
Coup de bol, le week-end du 17-18 octobre, le Cler organise des journées portes ouvertes chez « les pionniers des énergies renouvelables ». 130 bâtiments (pavillons immeubles, bureaux, écoles) à visiter. Autant de maîtres d’œuvre à questionner.
Pourvu qu’il y a en est un qui soit calé en mini-éoliennes. Je ne vois que ça qui puisse équiper les immeubles déjà bâtis. En plus, d’une hauteur inférieure à 12 mètres, ces machins s’installent sans permis de construire ni déclaration de travaux. Denis Baupin (monsieur Vélib’) y pense pour Paris. L’espoir est permis.