mardi 30 juin 2009

"Cui-Cui", pas gnangnan

On s'amuse comme on peut. Hier, j'ai chipé l'ifon (je sais, on dit aïe-Phone) de mon mari adoré. J'y ai installé une 58e application indéniablement indispensable : Cui-Cui!, pondue par Spiny. 2,38 euros sur AppStore, gratuite en version minimaliste.
Et voilà comment la tribu DDécidée saura distinguer, dès cet été, la mésange zinzinulante de la caille cacabeuse. On apprend ainsi à reconnaître environ 50 chants d'oiseaux d'Europe. C'est facile, et en français. Allô, chéri ? C'est ta p'tite caille qui te parle ;-)

vendredi 26 juin 2009

Maman, c'est qui Grenelle ?

Fallait s'en douter. A force de nous entendre parler d'Europe Ecologie et maintenant du Grenelle 2, les enfants nous ont demandé : "C'est qui Grenelle?" La tuile ! J'aurais préféré leur expliquer comment on fait les bébés.
Mais Léo, 9 ans, le fils d'une amie, lance fier comme un p'tit banc : " C'est un truc d'écologie !"
Pleine d'admiration, je tente : "C'est quoi l'écologie pour toi ? "
La mine sérieuse, façon futur doctorant, il m'explique : "Si, par exemple, tu trouves qu'une fleur est très belle, tu peux la cueillir, mais en faisant TRES attention." De la graine de Petit Prince, ce Léo !
N'empêche, pas facile d'expliquer l'écologie aux enfants. En rusée DDécidée, j'ai préparé des anti-sèches. Libre à vous d'en profiter.

Pour les 3 à 5 ans
:
J'ai repéré un site extra : Jardinons à l'école. A l'école ou à la maison, les enfants y apprendront, mois par mois, à cultiver, observer, choyer fleurs et légumes de saison. C'est intelligent, gratifiant, voire jubilatoire de les voir soudain dévorer leur récolte d'un si bel appétit.

Pour les 6 à 10 ans
:

Chez Plume de carotte, un petit éditeur toulousain spécialisé en botanique (et certifié Iso 14001, norme de qualité environnementale), j'ai dégoté un livre ludo-pédagogique très motivant pour les apprentis explorateurs : "La Nature à notre porte" (photo ci-dessus) de F. Lisak et F. Pillot. Idéal pour nos nichées de petits citadins plus habitués au béton qu'aux roulades dans les foins.

Votre Petit-Bout ne lit que des BD ? Proposez-lui "L'Ecologie selon Lagaffe" signé Franquin, ou "Le secret d'Amaterasu" créé par l'association Ajena, qui le rendra incollable sur les énergies renouvelables.

On peut aussi faire découvrir aux plus grands (à partir de 8 ans) "Voyage au pays des arbres", un roman de J.M. G Le Clézio. Parfait pour crâner devant la maîtresse ;-)

Sur ce site de l'Ademe, les écoliers trouveront de quoi se documenter. Côté ludique, c'est un peu cheap, mais les fiches pédagogiques, surtout celle sur l'électricité, sont d'une limpidité épatante.

Pour les ados et pré-ados :
Si vous arrivez à les déscotcher de MSN ou Facebook (courage !), il y a des chances qu'ils apprécient l'espace que l'Ademe leur a réservé : mtaterre.fr. En particulier la rubrique Images qui dévoile l'envers (vert) des objets du quotidien. De l'avis de mon très beau-fils de 16 ans, les animations sont "trop coool". C'est dire !

Et pour les cinéphiles de 6 à 86 ans :
Il faut voir et revoir jusqu'à la lie deux chefs-d'oeuvre de Miyazaki : "Mon Voisin Totoro" (photo ci-dessous) et "Ponyo sur la falaise". C'est un conteur hors pair inspiré par l'esprit de la Nature, un virtuose de l'animation qui travaille encore au crayon. Un enchanteur. On en a bien besoin :-)

jeudi 18 juin 2009

La montre écolo-geek

J'ai épousé un geek... Modéré, certes, mais hier, à 19h02, il se précipitait sur l'ordi pour installer le nouveau système de l'i-Phone sur son bijou de téléphone.
Heureusement (pour moi), je tiens le moyen de l'épater avec un gadget techno et DD : la montre verte. Outre l'heure, elle indique le niveau de CO2 ambiant et le nombre de décibels qui résonnent à vos oreilles.
Mise au point par la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), la CityPulse n'est encore qu'un prototype mais elle pourrait arriver dans le commerce d'ici quelques tours de cadran pour 50 euros seulement.
Seuls bugs : elle est à piles et sans matériaux recyclés.

lundi 15 juin 2009

Electronique-nique-nique

Y'a des semaines comme ça.
Lundi dernier, panne d'électricité. Le tableau a disjoncté.
Mardi, rebelotte. Re-disjonctage. Donc douche froide, pique-nique improvisé et vacances forcées (l'ordi ne répond plus). Verdict de l'électricien : "C'est votre chauffe-eau. Pas réparable, faut le remplacer." 1783 €, siouplaît (+ 150 € pour le funeste diagnostic).
Mercredi, j'appelle un chauffagiste patenté pour vérifier. "Madame, votre chauffe-eau fonctionne très bien. Le problème vient d'ailleurs."
Jeudi, un second électricien constate que son confrère a délibérément placé un fil électrique dans le tableau pour provoquer un court-circuit ! Et nous vendre sa camelote. Autant dire que, celui-là, je l'ai grillé dans tout le quartier.

La vraie cause du disjonctage initial, c'était la machine à expresso. "Tous ces appareils bourrés d'électronique, c'est pas bon", prévient l'électricien honnête. "Faites aussi attention aux plaques de cuisson et au lave-linge."
"Vous faites combien de lessives par semaine ? Une par jour ?! Ouh, c'est pas fait pour ça !" Ah bon, je croyais.

A peine rassurée, je m'en vais chercher ma nouvelle box ADSL. L'ancienne (2 ans d'âge) ne nous accordait qu'une connexion et une liaison téléphonique intermittentes.
La neuve box est là, sous mon nez, mais le commerçant ne peut pas me la donner. Son lecteur optique est en panne...

Y'a des jours comme ça, où je manque virer décroissante. Décroissance : progrès envisagé en marche arrière (définition personnelle et souvent contestée). Je me ressaisis. La lessive au lavoir et le poulet au feu de bois, bof.
N'empêche, l'électronique c'est pratique pour les fabricants d'électroménager qui vous expliquent, sans ciller, qu'au bout de cinq ans il faudra remplacer votre matériel. Par quoi ? Par un modèle plus "moderne" pardi. On n'arrête pas le progrès !

jeudi 11 juin 2009

Soigne ton bonheur intérieur brut

Sobriété heureuse, l'expression vous rappelle quelque chose ? C'était le titre d'une conférence de l'UTLS sur la croissance verte que j'annonçais sur ce blog le 31 mai. J'y suis allée. J'en suis revenue rassasiée d'arguments sur la nécessité de changer de politique et de comportements.
De quelle façon ? Là, ce fut plus frugal, quoique.

En guise de mise en bouche, Patrick Viveret, philosophe et magistrat honoraire à la Cour des comptes, nous a servi un copieux exposé sur la faillite du système économique fondé sur "produire plus pour consommer plus".

J'ai encore le goût de son piquant passage sur les indicateurs de richesse. Un petit morceaux ? Dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), des catastrophes comme le naufrage de l'Erika ou le cyclone Katrina s'inscrivent en positif. Si, si ! puisqu'ils génèrent de l'activité (nettoyage, remplacement, reconstruction). En revanche, dans la compta d'une entreprise, l'humain est une... charge. Dieu merci, une commission doit proposer, avant fin juillet, de nouveaux critères économiques, sociaux et environnementaux destinés à corriger le mode de calcul du PIB.

Arrive le plat de résistance : comment changer de cap ? En filant droit vers une "nécessaire limitation", la fameuse sobriété que "l'homme, en tant qu'être de désir, ne peut accepter que s'il l'associe à la notion de bonheur." Alléchant.

Je m'attendais à une tirade sur la décroissance version "revenons au bon vieux de temps", au lavage des couches à la main, par exemple. C'est tendance. Et pourquoi pas à la bougie, tant qu'on y est ? Le progrès, j'y crois ! J'y vois une chance de mieux-vivre, d'émancipation. Un ingrédient du bonheur, justement.

Mais notre conférencier ne semble pas manger de ce pain-là (les couches). Il reconnaît les vertus de la modernité tout en pointant les dérives de la marchandisation. Il milite pour une "humanité positive, créatrice de son devenir, et non pas rongée par l'angoisse des risques et des accidents" (hum, cette pichenette à Paul Virilio ;-)

Pour lui, le bonheur c'est le mieux-être. Etre et non avoir.

Surtout, Viveret plaide pour que le bonheur soit abordé non pas seulement comme un enjeu individuel mais comme une question politique. Il propose l'instauration d'une "politique des temps de vie". Explication : se former ou être bénévole dans une association compte pour du beurre. Pure inactivité ! Car la notion d'activité ne se conçoit aujourd'hui qu'en termes de flux monétaires.

D'où une autre suggestion de notre hôte : mesurer la valeur en simulant le manque. Exemple : imaginons la vie sans liberté, sans solidarité, sans pesticides, sans eau potable, etc. Sans argent, aussi, soyons honnêtes.

Là s'est arrêté l'exposé. Le chef n'a pas divulgué de recettes toute faites. Il nous a ouvert l'appétit. C'est toujours ça de prix pris.

La vidéo de la conférence :

mercredi 3 juin 2009

Tennis : victoires inattendues pour balles perdues

Dur-dur ce Roland Garros 2009. Nadal perd, Tsonga sort, Monfils le suit. Mais bon, positivons. Côté DD, la Fédération française de tennis assure.
Il y a un an, elle lançait l'Opération balle jaune, un appel au recyclage des balles usagées. Trois partenaires montent alors au filet : Coved assurera l'acheminement, Recam Sonofadex (un recycleur de pneus du Loiret) se chargera de broyer les boules caoutchouteuses pour en faire des granulats que EnviroSport transformera en revêtement de sol pour gymnase. Première manche gagnée.

Changement de côté.
Cher joueur du dimanche, sais-tu que la Terre mettra 25 siècles à digérer ta balle de revers expédiée dans les buissons ?

Reprise.
Les sept ligues pilotes se mobilisent, dont celle de Seine-et-Marne. En collectant 51000 balles, elle vient d'offrir à l'Opération balle jaune sa première victoire : l'installation, au profit du centre de rééducation d'enfants handicapés de Voisenon, d'un nouveau sol sportif 100% recyclé.
Selon la FFT, quatre associations d'aide aux enfants malades, notamment Premier de cordée et Cancer Sport Lorraine, bénéficieront bientôt du même effet rebond.

Pendant ce temps, le designer Hugh Hayden sauve ses balles en créant des fauteuils du meilleur effet.