dimanche 31 mai 2009

Sobriété heureuse

Et si on arrêtait de se consumer à consommer ? (je dis ça, mais j'ai l'oeil qui frise dès que je croise un petit haut croquignolet). Patrick Viveret, philosophe, essayiste et magistrat honoraire à la Cour des Comptes, donnera une conférence sur la "Sobriété heureuse" le 5 juin, à 18h30, au Centre des Saints-Pères (Paris 5e).
Le lendemain, même lieu, même heure, quatre étudiants de HEC débattront sur le thème "Vivre ou survivre après la société de consommation".
Ce n'est là qu'un échantillon des 16 conférences consacrées au développement durable et à la croissance verte qu'organise l'Université de tous les savoirs, en juin, à Paris et à Bordeaux. L'entrée est libre et gratuite.

vendredi 29 mai 2009

C'est vache pour le banquier

Vous avez des économies à placer (prime de précarité, parachute doré) ? Voici une idée. L'Afic met en relation épargnants et jeunes éleveurs. Les premiers achètent une ou plusieurs vaches (1143€ la bête) pour le compte des seconds qui, du coup, agrandissent leur cheptel sans se surendetter. Pas mal. Et après ?
Les vaches font des petits. Logiquement, vos économies aussi. L'éleveur, lui, s'occupe de l'animal et se rémunère grâce à la vente du lait.
L'histoire ne dit pas qui paie le véto quand Mimosa (admettons que vous ayez ainsi baptisé votre protégée) attrape un rhume des foins ou peine à vêler. Elle précise, en revanche, que le placement doit rester bloqué au moins quatre années, moyennant quoi il rapportera 4,2 % nets par an. Mieux qu' un PEL ou un Livret A, sans compter que l'on sait où passe notre argent.
Vous savez-vous, vous, où s'en vont vos éconocrocs une fois déposées chez le banquier ? On devrait poser la question, quitte à passer pour des Cro-Pognon. Cela dit, si vous espérez :
1 : une réponse
2 : une réponse intelligible
3 : une explication au coup de Calgon du cousin Benoît, voltigeur de la haute finance parti élever des chèvres en Lozère,
courez voir Let's make money. Ce documentaire de Erwin Wagenhofer (réalisateur de We feed the world) montre les ravages d'un système financier mondial sans foi ni règles. La faute à qui, cette gabegie ? Au système, et à cette manie de fonder l'économie sur une obligation de croissance perpétuelle. Sauf que pour lui (contrairement à Michaël Moore), "le système", c'est nous, petits rouages, qui le faisons tourner. Bonne nouvelle ? Peut-être. Bon, sur ce, je vous laisse. Je vais ruminer.

mercredi 27 mai 2009

Candide au pays des radis

Décidée à jardiner, me voilà partie chez Truffaut. Cette année, je laisse tomber géraniums et pétunias. Ce sera fraises, radis, menthe, ciboulette, basilic et pieds de tomate. C'est comme ça : j'ai envie de me régaler de ce que j'ai semé, comme un petit retour sur investissement. De toute façon, vue la taille de mon balcon, pas de culture intensive en perspective...
J'arrive au rayon radis. Cinq variétés au choix. Ah... Je fais quoi ? Je choisis des radis ronds (c'est plus mignon). Puis j'aperçois des sachets de graines bios, deux fois plus chers que les autres. "Comme d'hab !", persifle mon porte-monnaie. Il n'a pas tort. Des radis bios chez le marchand, je comprends. Mais qu'au stade de petite graine un légume puisse être déjà contaminé, l'idée ne m'avait même pas effleurée. Encore une histoire de déterminisme génétique. Méfiance !
Je reste sur mon premier choix. Mes radis-maison seront beaux, bons et ronds. Elevés sans pesticides ni engrais. Sans label AB dans leur pedigree