
Vous avez des économies à placer (prime de précarité, parachute doré) ? Voici une idée.
L'Afic met en relation épargnants et jeunes éleveurs. Les premiers achètent une ou plusieurs vaches (1143€ la bête) pour le compte des seconds qui, du coup, agrandissent leur cheptel sans se surendetter. Pas mal. Et après ?
Les vaches font des petits. Logiquement, vos économies aussi. L'éleveur, lui, s'occupe de l'animal et se rémunère grâce à la vente du lait.
L'histoire ne dit pas qui paie le véto quand Mimosa (admettons que vous ayez ainsi baptisé votre protégée) attrape un rhume des foins ou peine à vêler. Elle précise, en revanche, que le placement doit rester bloqué au moins quatre années, moyennant quoi il rapportera 4,2 % nets par an. Mieux qu' un PEL ou un Livret A, sans compter que l'on sait où passe notre argent.
Vous savez-vous, vous, où s'en vont vos éconocrocs une fois déposées chez le banquier ? On devrait poser la question, quitte à passer pour des Cro-Pognon. Cela dit, si vous espérez :
1 : une réponse
2 : une réponse intelligible
3 : une explication au coup de Calgon du cousin Benoît, voltigeur de la haute finance parti élever des chèvres en Lozère,
courez voir
Let's make money. Ce documentaire de
Erwin Wagenhofer (réalisateur de
We feed the world) montre les ravages d'un système financier mondial sans foi ni règles. La faute à qui, cette gabegie ? Au système, et à cette manie de fonder l'économie sur une obligation de croissance perpétuelle. Sauf que pour lui (contrairement à Michaël Moore), "le système", c'est nous, petits rouages, qui le faisons tourner. Bonne nouvelle ? Peut-être. Bon, sur ce, je vous laisse. Je vais ruminer.