lundi 26 octobre 2009

Joyeux bordel Nobel

Petit exercice de rétropédalage: hier, nous avons tous en cœur reculer nos pendules d’une heure. Continuons à remonter le temps, jusqu’au 12 octobre dernier. Ce jour-là, presse et JT carillonnaient: une femme venait de recevoir pour la première fois le prix Nobel d’économie. Erreur ! Remettons gentiment les pendules à l’heure.
Primo : 35 lauréates ont déjà reçu le prestigieux prix d’Alfred, à commencer par Marie Curie, Nobel de physique en 1903 puis Nobel de Chimie en 1911.
Deuzio : le prix Nobel d’économie n’existe pas ! Elinor Ostrom et Olivier Williamson ont obtenu le prix de sciences économiques de la Banque de Suède.

Mais c’est effectivement une bonne nouvelle. D’abord parce que cette distinction couronne un travail sur l’économie réelle. Ca existe donc ?! Ensuite, parce que cette Américaine de 76 ans (voici son CV) démontre par ses recherches que la gestion en coopération des «biens communs» s’avère souvent plus efficace que lorsque les lois du marché ou les institutions s’en mêlent (s’emmêlent ?). Cette femme replace l’humain au cœur du système, et la notion de communauté dans un rapport d’égalité et de respect réciproque. Et ça marche ! Je ne fais que résumer l’explication éclairée de Hervé Crosnier parue dans Alternatives économiques.

Même si je suis un peu dure de la feuille en matière de macro-économie, j’ai bien saisi que dans la catégorie des « biens communs » se rangent des ressources aussi précieuses que le savoir, la mer, l’air ou le climat. Un bon présage à J. moins 42 du Sommet de Copenhague ? Nous en reparlerons, en temps et en heure ;-)

lundi 21 septembre 2009

Taxis verts, je vois rouge

Allez, je vous dis tout : vendredi prochain, je file à Berlin. Décollage annoncé à… 8 heures. Punaise ! Et si on prenait un taxi, vert, tant qu’à faire ? Ca existe. La compagnie Verture, vantée par le WWF dans sa news letter du 15 septembre, propose ce genre de services sur Paris et ses alentours. Elle offrirait même des tarifs comparables à ceux des Taxis parisiens.
Je me voyais déjà installée, à peine réveillée, dans une p’tite Toyota Prius. La flotte de Verture n’est constituée que de ces berlines hydrides en vogue à Londres depuis déjà dix lunes. En plus, cette jeune société affirme qu’elle « compense ses émissions de CO2 auprès de Climat Mundi, spécialiste des bilans carbone qui finance des projets de développement durable réduisant les émissions de gaz à effet de serre à travers le monde.»
Puis, parcourant leur site plus avant, je tique sur un truc : toutes leurs voitures sont « noires, intérieur cuir noir, équipées d’un écran plat avec les chaînes de la TNT et lecteur DVD, prise iPod, chargeur universel de portables (BlackBerry, laptops...) »
Il serait aux anges, mon geek de mari chéri. Mais tant pis ; ce luxe-là, je m’en bats les couettes.
Enfin, passons. Glissons vers les tarifs : ils sont forfaitaires, basés pour une fois sur le kilométrage parcouru et non sur la durée du trajet. J’ose à peine croire à l’aubaine : un service écolo et accessible. Tu parles ! En cliquant sur le simulateur de tarifs, je pile sec : Paris-Orly Sud, 65 euros !!! Un ticket d’Orlybus, 6,40 euros. Bin, moi, les taxis verts, j’suis pas mûre.

dimanche 20 septembre 2009

Les affranchis de la taxe carbone

En attendant de restreindre (peut-être…) le réchauffement climatique, elle en refroidit plus d’un, la nouvelle taxe carbone. Moi la première. Limiter mes déplacements en voiture, je veux bien. Mais changer de chauffage : comment faire ? Appeler le syndic et ramoner les consciences des 25 proprios de l’immeuble ? Super ! Rien qu’en demandant la création d’un local à vélos, j’ai fait un bide.
Admettons que je retourne au charbon. Y’a un autre problème : j’ai beau tisonner mes trois neurones, je ne capte rien aux panneaux solaires et autres pieux géothermiques. Quel est le plus adapté ? le plus simple à installer ? le moins coûteux ? Est-ce qu’il est beau, est-ce qu’il ronfle la nuit ? (je déconne).
Coup de bol, le week-end du 17-18 octobre, le Cler organise des journées portes ouvertes chez « les pionniers des énergies renouvelables ». 130 bâtiments (pavillons immeubles, bureaux, écoles) à visiter. Autant de maîtres d’œuvre à questionner.
Pourvu qu’il y a en est un qui soit calé en mini-éoliennes. Je ne vois que ça qui puisse équiper les immeubles déjà bâtis. En plus, d’une hauteur inférieure à 12 mètres, ces machins s’installent sans permis de construire ni déclaration de travaux. Denis Baupin (monsieur Vélib’) y pense pour Paris. L’espoir est permis.

jeudi 2 juillet 2009

Eau du robinet, épisode 2

Conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement, les ministères du Développement durable, de la Santé et de l'Agriculture viennent de publier la liste de 507 points de captage d'eau menacés de pollution. (source : Actu-environnement). Peu de régions sont épargnées. Jugez plutôt :

mercredi 1 juillet 2009

Confessions d'un robinet

Tout est parti d'une lubie : je voulais savoir ce que vaut l'eau du robinet. Pas en général, chez moi. Pas côté budget (c'est roupies de sansonnet), mais pour la santé. Phosphore, phosphates, calcium, nitrates, résidus de médicaments... J'avale quoi?
Cher DDnaute, n'y vois pas d'hygiénisme forcené. Juste une saine curiosité, que le professeur David Servan-Schreiber, psychiatre, vient d'attiser. Sur son blog et dans Le Parisien, il affirme en substance qu'une consommation quotidienne de Château La Pompe est néfaste aux malades et anciens malades du cancer. Il est lui-même en rémission et l'auteur de "Anticancer", vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde. Le WWF le soutient tandis que Michel Marty, président d'Eurocancer, dément. Quel pastis !

J'appelle (deux fois) ma mairie. Personne... M'agace !
En revanche, le site de la préfecture des Hauts-de-Seine publie les résultats des analyses de chaque commune du département. La mienne (Montrouge) est "conforme, calcaire et peu fluorée". Seul hic, le relevé remonte à... 2005.

C'est du côté du ministère de la Santé et de la Ddass de l'Ile-de-France que je trouverai un épilogue rassurant et daté du 18 juin dernier.

Alors, qu'est-ce qui lui prend au bon docteur Schreiber ? Crise d'égologie passagère ? Couvade d'un nouveau best-seller ? Application vertueuse sinon zélée du principe de précaution ?
Il me reste comme un goût de frustration dans le gosier. Trois questions me turlupinent :

D'où vient l'eau ?
A 70 % des nappes souterraines et à 30 % des lacs et rivières, selon l'Agence de l'eau. Mes trois neurones s'agitent : t'as pensé à l'épandage d'engrais, au lisier, aux déchets industriels ?

Sur quoi portent les analyses ?
La même Agence énumère 63 critères et précise que les contrôles sont effectués sur tout le système de distribution : points de captage, stations de traitement, réserves et réseaux.

Qui paie ces contrôles ?
Essentiellement les communes. Or toutes n'ont pas les mêmes moyens, comme le souligne Le Point. Si les grandes villes peuvent financer des stations d'épuration, certaines petites communes rurales se contenteraient de contrôles parcimonieux. D'autres ne prendraient en charge que la protection de la zone de captage.

Moralité :
Si, ici, en Ile-de-France, la qualité de l'eau ne fait pas l'ombre d'une goutte, pour les vacances à Bénodet, faudra vérifier...

mardi 30 juin 2009

"Cui-Cui", pas gnangnan

On s'amuse comme on peut. Hier, j'ai chipé l'ifon (je sais, on dit aïe-Phone) de mon mari adoré. J'y ai installé une 58e application indéniablement indispensable : Cui-Cui!, pondue par Spiny. 2,38 euros sur AppStore, gratuite en version minimaliste.
Et voilà comment la tribu DDécidée saura distinguer, dès cet été, la mésange zinzinulante de la caille cacabeuse. On apprend ainsi à reconnaître environ 50 chants d'oiseaux d'Europe. C'est facile, et en français. Allô, chéri ? C'est ta p'tite caille qui te parle ;-)

vendredi 26 juin 2009

Maman, c'est qui Grenelle ?

Fallait s'en douter. A force de nous entendre parler d'Europe Ecologie et maintenant du Grenelle 2, les enfants nous ont demandé : "C'est qui Grenelle?" La tuile ! J'aurais préféré leur expliquer comment on fait les bébés.
Mais Léo, 9 ans, le fils d'une amie, lance fier comme un p'tit banc : " C'est un truc d'écologie !"
Pleine d'admiration, je tente : "C'est quoi l'écologie pour toi ? "
La mine sérieuse, façon futur doctorant, il m'explique : "Si, par exemple, tu trouves qu'une fleur est très belle, tu peux la cueillir, mais en faisant TRES attention." De la graine de Petit Prince, ce Léo !
N'empêche, pas facile d'expliquer l'écologie aux enfants. En rusée DDécidée, j'ai préparé des anti-sèches. Libre à vous d'en profiter.

Pour les 3 à 5 ans
:
J'ai repéré un site extra : Jardinons à l'école. A l'école ou à la maison, les enfants y apprendront, mois par mois, à cultiver, observer, choyer fleurs et légumes de saison. C'est intelligent, gratifiant, voire jubilatoire de les voir soudain dévorer leur récolte d'un si bel appétit.

Pour les 6 à 10 ans
:

Chez Plume de carotte, un petit éditeur toulousain spécialisé en botanique (et certifié Iso 14001, norme de qualité environnementale), j'ai dégoté un livre ludo-pédagogique très motivant pour les apprentis explorateurs : "La Nature à notre porte" (photo ci-dessus) de F. Lisak et F. Pillot. Idéal pour nos nichées de petits citadins plus habitués au béton qu'aux roulades dans les foins.

Votre Petit-Bout ne lit que des BD ? Proposez-lui "L'Ecologie selon Lagaffe" signé Franquin, ou "Le secret d'Amaterasu" créé par l'association Ajena, qui le rendra incollable sur les énergies renouvelables.

On peut aussi faire découvrir aux plus grands (à partir de 8 ans) "Voyage au pays des arbres", un roman de J.M. G Le Clézio. Parfait pour crâner devant la maîtresse ;-)

Sur ce site de l'Ademe, les écoliers trouveront de quoi se documenter. Côté ludique, c'est un peu cheap, mais les fiches pédagogiques, surtout celle sur l'électricité, sont d'une limpidité épatante.

Pour les ados et pré-ados :
Si vous arrivez à les déscotcher de MSN ou Facebook (courage !), il y a des chances qu'ils apprécient l'espace que l'Ademe leur a réservé : mtaterre.fr. En particulier la rubrique Images qui dévoile l'envers (vert) des objets du quotidien. De l'avis de mon très beau-fils de 16 ans, les animations sont "trop coool". C'est dire !

Et pour les cinéphiles de 6 à 86 ans :
Il faut voir et revoir jusqu'à la lie deux chefs-d'oeuvre de Miyazaki : "Mon Voisin Totoro" (photo ci-dessous) et "Ponyo sur la falaise". C'est un conteur hors pair inspiré par l'esprit de la Nature, un virtuose de l'animation qui travaille encore au crayon. Un enchanteur. On en a bien besoin :-)